Colombo / Kinrinda / Matara / Dondra / Mirisa / Kotadeniayawa / Kandy / Trincomalee / Badulla / Haputale
Du 10.3.15 au 9.4.15
Du 10.3.15 au 9.4.15
Tout commence dans l’avion… On se
retrouve aux côtés d’un Tamil qui nous annonce qu’il rentre au pays après 10
ans d’exil. Il est un peu comme nous, il s’en va découvrir de nouveaux
lieux, un nouveau pays.
Après un bus de 8 heures on
rejoint notre hôte à Kirinda.
Il s’agit d’une petite ville de
quelques milliers d’habitants au bord de mer et c’est à la guesthouse d’Alexandre que commence
notre expérience de volontariat. On travaille quelques heures par
jour en échange du gîte et du couvert. Pendant une semaine donc, on explose un
cactus, on fait la popote, on nettoie le jardin, on lit et l’aprèm on se balade
au bord de la mer fortement agitée…
On en profite pour faire une excursion
à Kataragama, lieu de culte et de pèlerinage du Sri Lanka… comme partout dans
le pays J.
On y croise des singes, des éléphants à l’œil triste, un prof de yoga d’un
ashram, des musiciens accompagnant la transe d’un homme autour du temple…
Voilà, après une semaine on est
au fait avec la cuisine de base des Sri Lankais : le rice and curry, les
hoppers, les kotus (et leur bruit infernal).
On quitte Kirinda pour Matara,
Dondra et Mirisa. Se prélasser un peu au bord de mer… Après tout on est en
vacances non ??? On est bien, il fait vraiment très chaud la journée mais
on se console en pensant à la bière qui nous attends.
On repart pour quelques heures de
bus et pour 10 jours de bénévolat à Kotadeniyawa dans une ferme bio de coconut.
On rencontre Jeanne et Feisal. Pour plus d’infos sur le projet de leur ferme,
suivez ce lien. Ils ont depuis 4 ans un nouveau voisin, assez imposant, le
Nestlé Indien… qui pompe des milliers de litres à la seconde dans les nappes
phréatiques. Leur ferme en a été directement impactée et ils ont porté plainte
auprès du Sri Lanka pour faire en sorte que les choses changent. Pour tenter de
sauver leur terres, ils ont mis en place une spirale autour d’un Banyan à l’image
fractale, afin de recréer un écosystème naturel, More Jungle en quelques
sortes.
Pour nous le travail consiste à
ramasser des cocos le matin dans les hectares de terrain, puis à renforcer
quelques clôtures, faire du composte, s’occuper du jardin et surtout on en
profite pour regarder passer les animaux… on vit avec 17 tortues, des dizaines
d’écureuils, 6 pintades, une vingtaine de buffalos, 6 chiens dont 4 dobermans,
un rat qui a voulu squatter le dortoir et des centaines d’insectes !
Feisal féru de musique de jazz et
de bossa a passé quelques heures à écouter de la musique avec Sylvain et
celui-ci s’est même donné en spectacle pendant une petite heure, un vrai moment
d’échange. Et c’est qu’on y mange vraiment
bien à la ferme… Hoppers, String hoppers, Curry de jack fruit, en gâteau aussi c’est
excellent !
Voici la bête !
Voilà un endroit où l’on a posé
nos valises et où en pleine nature on se sent vraiment zen, on travaille mais
on a du temps de libre, on profite de la nature, de la bonne bouffe et de voir
pousser les légumes ! C’est pas ça la vraie vie ???
Un matin on a fait un saut à la
plage de Negombo à 1 heure de notre petit nid, puis on quitte la ferme pas peu
tristes pour Trincomalee, côte Est.
On pose nos sacs au Dyke Rest.
Kathira, le gérant nous accueil avec un grand sourire, un instant un peu
magique… un homme souriant, agréable, généreux et plein d’humour. On a beau
avoir une chambre de 6m² on s’en fout, on est à 2 mètres du bord de l’eau et il
fait une chaleur à rester dans l’eau ou à l’ombre… on est au top.
Et puis comme le temps passe bien
vite, on profite de nos derniers jours à Haputale, à visiter les plantations de
thé et emprunter le train qui sillonne les montagnes. On récupère in extremis nos visas
pour l’Inde et on s’envole pour Kochi !
Voilà encore un mois s'est écoulé et
le Sri Lanka a été une belle, très belle découverte, à nouveau on baragouine quelques mots,
en Cinghala ou en Tamil, on apprend à manger avec les mains, on secoue la tête de droite à gauche pour dire OUI, on achète des Vadé emballé dans des feuilles de cahier de classe ou du papier journal... En tout cas l’expérience de bénévolat à la ferme aura
été vraiment positive. On a pu accéder à des endroits où jamais on ne se serait
arrêté, ce qui nous fait éviter certains « passages obligés » qu’on n’a
pas été visité ! En tout cas on a rencontré de belles personnes, avec qui
on gardera contact.
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